Les monuments de Calais

Les bourgeois de Calais. 
Après sa victoire de Crécy (26 Août 1346), Edouard III d’Angleterre aménage devant Calais une tête de pont où il installe sa cour et donne des fêtes, tout en menant un siège patient. Réduite à la famine, la cité doit se rendre le 4 Août 1347. Eustache de Saint-Pierre, Pierre et Jacques de Wissant, Jean d’Aire, Jean de Fiennes et Andrieu d’Andres se dévouent alors pour sauver les survivants : la reine Philippa de Hainault obtient leur grâce de justesse. Cependant, les habitants sont chassés de la ville, qui reste anglaise jusqu’à sa reprise par François de Guise, en 1558. Le monument de Rodin est inauguré le 3 Juin 1895.

Le monument des sauveteurs.
Un premier monument avait été édifié en 1791 après le sacrifice de Gavet et Mareschal, victimes de leur dévouement à secourir un bateau de pêche en perdition devant le port. Il disparut lors de la démolition de la muraille à laquelle il s’adossait. Un nouveau monument, en bronze dû au sculpteur Edouard Lormier, inauguré en 1899 Boulevard des Alliés, fut transféré en 1960 sur une pelouse du Courgain. Chaque année, une cérémonie se déroule ici pour honorer le souvenir de tous les disparus en mer.

Le monument du souvenir français. 
Inauguré en 1904 en hommage aux enfants du Calaisis morts dans les expéditions coloniales ou lors de la guerre de 1870, ce monument est l’oeuvre d’un élève du sculpteur Carrier-Belleuse, le stagiaire Maugendre-Villers. Au sommet de la stèle, la Gloire couronne de lauriers le capitaine Louis Dutertre, héros de la bataille de Sidi-Brahim en 1845. Dutertre, grièvement blessé, est fait prisonnier par Abd el-Kader ; conduit devant ses troupes qui continuent de résister et menacé d’avoir la tête tranchée s’il ne leur ordonne pas de se rendre, il leur crie : «Camarades, défendez-vous jusqu’à la mort» avant d’être tué puis décapité.
Le monument aux morts.
Aménagé à partir de 1862 sur l’emplacement des fortifications de la vieille ville, le jardin Richelieu a été redessiné en 1956. Entre 1895 et 1924, le terre-plein de façade a été occupé par le célèbre groupe de Rodin, les « Bourgeois de Calais », puis par le monument au Morts de la guerre de 1914-1918 réalisé par le sculpteur Moreau-Vauthier. Gravement endommagé par les bombardements sous l’Occupation, ce monument a été remplacé en 1962 par un nouveau mémorial, oeuvre d’Yves de Coëtlogon qui réunit le souvenir des disparus des deux guerres en un unique hommage : une allégorie de la Paix presse un rameau d’olivier sur son sein.


Colonne Louis XVIII.
Après la chute de l’Empire, Louis XVIII, sollicité par une délégation municipale de rentrer en France par Calais, accepta car « c’était le chemin le plus court et qu’il avait hâte de retrouver les siens ».
Le monument, élevé avec son accord en souvenir du débarquement du 24 Avril 1814, porte sur un plaque de bronze l’empreinte du pied royal et un texte commémoratif. Classée monument historique en 1933, la colonne, démontée au printemps 1939 afin de ne pas gêner les travaux portuaires, échappe ainsi à la destruction. Composée de fûts de pierre juxtaposés, elle quitte enfin son ancien emplacement sur le quai pour être réinstallée en face du Courgain Maritimeen en 1965.
Le monument à Escalles.
La Patrouille de Douvres 1914-1919.
Statue de Hubert Latham.
En juillet 1909, Hubert Latham et Louis Blériot s'installent au cap Gris Nez, près de Calais, à 33 kilomètres des falaises de Douvres, et attendent des conditions météorologiques favorables pour tenter la traversée.
Statue de Joseph Jacquard.
Calais doit une partie de sa renommée mondiale dans l’industrie de la dentelle au Lyonnais Joseph Jacquard (1752-1834), inventeur d’un mécanisme de reproduction programmée sur des cartons perforés, qui permet de restituer les motifs complexes d’un dessin. Un monument à sa mémoire, dû au sculpteur Marius Roussel, fut inauguré en 1910. Sur le socle, deux médaillons célèbrent Martyn et Ferguson, mécaniciens auteurs d’améliorations sur le métier à tulle ; sur la face sud, se perpétue le souvenir de Monseigneur Piedfort, fondateur de l’institut industriel destiné à la formation des ouvriers. La statue, envoyée à la fonte en 1942, a été remplacée en 1954.