Guerre franco-allemande
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Guerre franco-allemande de 1870
En janvier, au nord le général Faidherbe après les batailles de Bapaume et Saint-Quentin bat en retraite à l'abri des places fortes de Cambrai et Lille, sans être vraiment inquiétée par von Goeben. Cependant l'action de Faidherbe permettra au Nord-Pas-de-Calais de ne pas être envahi. La guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 28 janvier 1871) opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse. Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui n'était alors qu'une fédération d'États quasi-indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français. Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français sont sévèrement battus dans plusieurs batailles. Le 2 septembre, à la bataille de Sedan, l'empereur français Napoléon III se rend avec 100 003 soldats, 419 canons et 6000 chevaux. Cela entraîne deux jours plus tard une révolution sans violence à Paris et la création d'un gouvernement de défense nationale. Un armistice est signé le 28 janvier 1871. Cependant, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusent d'accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n'avoir pas su organiser une résistance nationale efficace, et prennent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris. Un traité de paix, considéré comme humiliant par la France signé à Versailles le 26 février. Les conséquences de la guerre : naissance du IIe Reich allemand et de la IIIe République française. Alors que la guerre unit tout l'Empire allemand sous la couronne prussienne, la France devient une république. La conséquence immédiate de cette guerre est l'avènement de l'Allemagne bismarckienne qui va dominer seule l'Europe continentale pendant près de trente ans. La France évincée est diplomatiquement isolée. Mais en animant plus que jamais les nationalismes, reste en France le sentiment d'une revanche à prendre qui s'amplifie jusqu'en 1914 et atteint ses ultimes et dramatiques conséquences de la Première Guerre mondiale. |